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  • Christophe Cappelli

Pensée de saison : décembre

Quand on commence à pressentir la force, la beauté de l'émotion, on s'aperçoit combien tous les systèmes de pensée spirituels sont superficiels. Les dogmes, les analyses, les savoirs, les fantaisies sur l'énergie et l'éveil ne sont que des projections faites sur de misérables événements psychiques, lesquels ne sont que des étincelles de l'émotion profonde. Le besoin qu'a l'homme de codifier, d'expliquer, d'avoir un début et une fin, tout cet imaginaire, cet arrivisme pseudo-spirituel ont créé les religions d'Orient et d'occident. La plupart des gens sont incapables de faire face à leurs émotions. Ils ont trop peur de la folie. Ils se réfugient donc dans des systèmes où se trouver, dans des disciplines où se ressentir, dans des exercices où il leur semble se purifier. Là, ils ont le sentiment d'être de plus en plus quelqu'un, de maîtriser, de devenir de plus en plus spirituels. C'est parfait ainsi. Les fous ont besoin de garde-fous. À un moment donné, on réalise la légèreté de ces pseudo-savoirs.



Éric Baret